Leipzig est, avec plus de 15 000 monuments culturels – dont 80 % de maisons de l’époque wilhelmienne –, la capitale allemande des monuments et possède la plus grande richesse, tant quantitative que qualitative, en constructions de la période wilhelmienne et de l’Art nouveau. Durant cette période, marquée par une industrialisation rapide et une forte croissance économique, la ville a connu un véritable boom de la construction. D’imposants quartiers résidentiels ont vu le jour, tels que le Waldstraßenviertel, le quartier de la musique ou encore le très apprécié quartier Südvorstadt, ainsi que des édifices comme la Michaeliskirche ou encore le Neues Rathaus.
Avec les flux migratoires liés à l’industrialisation, la demande en logements a augmenté. La réponse de l’époque wilhelmienne fut l’introduction de plans d’urbanisme uniformes et la construction d’immeubles locatifs par des acteurs privés. Une mixité sociale dans les nouveaux quartiers résidentiels fut assurée en aménageant des rez-de-chaussée commerciaux et des logements pour commerçants dans les immeubles situés en façade, des appartements pour employés aux étages supérieurs, ainsi que des logements ouvriers dans les arrière-cours.